lundi 21 novembre 2016

Ingrid

Pastel

Ingrid

Ma petite-fille Ingrid au parc René-Lévesque.

lundi 17 octobre 2016

La maison de campagne

Acrylique

La maison de campagne

J’ai dix ans et comme à chaque année pour les vacances, mon père nous amène à la campagne dans sa maison natale.  C’est une maison tricentenaire.  En partant du village, on y accède par un petit chemin à travers champs.

Soudain, elle apparaît, vieille maison en bois plusieurs fois refaite, mais elle a gardé ses portes basses et ses fenêtres à persiennes nommées familièrement « jalousies ».  Elle possède une grande galerie à l’avant, mais c’est toujours par le côté que nous entrons.

Nous arrivons dans la cuisine d’été, il y a un poêle à bois, la table et les chaises ont été confectionnées par l’habitant et peintes en brun.  Il y a une rangée de vieilles chaises berçantes le long du mur côté sud et près de la fenêtre la grosse berceuse de mon oncle d’où il surveille les mouvements de la mer et les variations de la météo.

Cette maison est immense, comme les familles.  À part la cuisine d’été, elle possède une grande cuisine, c’est la salle de réunion familiale, un salon avec un vieux piano à queue, des photos d’ancêtres sur les murs et un certificat attestant la donation de ces terres par Samuel de Champlain.  Trois chambres complètent le rez-de-chaussée.

À l’étage quatre grandes chambres avec des meubles anciens et sur les lits, de belles catalognes et courtes pointes faites par les femmes de la maison.  Un grenier complète le tout.  Dans ce grenier où nous allons parfois les jours de pluie, quatre rouets qui s’ennuient de leurs années actives, de vieilles malles remplies de linge et de souvenirs et aussi des objets anciens dont on ne se sert plus.

Tous les mercredis, tante Lucie chauffe le poêle à blanc et fabrique son pain pour la semaine dans le fournil derrière la cuisine d’été.  Ce jour-là, nous avons droit à une bonne tartinade de pain frais.

Autour de la maison, quelques jeunes arbres et des fleurs.  À l’ouest un grand jardin, à l’arrière, un poulailler et un peu plus bas à l’est en allant vers l’étable, quelques cochons.

C’est un endroit de rêve pour des enfants de la ville.  Je comprends mon père d’avoir eu toute sa vie le mal de son coin de pays.

Cette maison renferme plein de souvenirs heureux et malheureux.  Elle fut témoin de nombreux mariages, décès et naissances.

Ah !  si les murs pouvaient parler, ils en auraient long à raconter.

mardi 4 octobre 2016

Quatre demoiselles !

Pastel

Quatre demoiselles !

Où sont allés nos ris
Et nos amours d’antan 
Joyeux et bien nourris,
Où sont nos vingt printemps ?

Se sont perdus nos chants,
Alouettes d’été,
Par dessus prés et champs,
Quand belle la vie était .

S’est ralentie l’ardeur
Dans le ciel monotone,
Bois aux mille couleurs
Beaux ! sont les roux d’automne !

Où passa notre vie
En ces travaux divers ?
Nous fut-elle ravie ?
Hélas ! voici l’hiver.

Arcane

lundi 26 septembre 2016

Les animaux

Pastel

Les animaux

Les animaux ne savent pas ce qu’ils font : ils naissent, grandissent, vivent et meurent sans réflexion, sans véritable avenir. Mais combien d’hommes vivent différemment des animaux ?
                                                    
Fernando Pessoa

On dit que l’homme n’est jamais satisfait : qu’une chose lui soit offerte et il en souhaite une seconde : cela dit dans un sens de dénigrement et c’est cependant là une des plus grandes qualités de la race humaine, celle qui la rend supérieure aux animaux, lesquels se contentent de ce qu’ils ont.

La perte de John Steinbeck

lundi 12 septembre 2016

Me revoici

Pastel

Me revoici

Déjà presque deux mois que je néglige mon blogue.  Il y a eu les vacances et l’opération pour les cataractes qui m’a tenue éloignée de mes pinceaux.  Vous m’avez manqué.  Je reviens parmi vous, lentement mais sûrement.
Solange

dimanche 17 juillet 2016

Vacances

Pastel

Vacances

Je m'en vais profiter de l'été, du fleuve et de la campagne.

À bientôt.

Solange

lundi 11 juillet 2016

La mer

Pastel

La mer

Loin des grands rochers noirs que baise la marée,
La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,
Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,
À l’écart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.

Et la brise n’apporte à la terre jalouse,
Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :
L’âme des océans frémit comme une épouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.

Nérée Beauchemin